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20/05/2013

Divan rouge

 

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J'ai rendez vous à 16h00, boulevard d'Ornano. Il m'a bien expliqué au téléphone comment trouver l'entrée du bâtiment. Sa voix était chaude et ferme. J'imaginais rencontrer un homme grand, brun, décidé.

 

Fébrile, je sors du métro, station Porte de Clignancourt, et me dirige vers le numéro indiqué. Il m'a donné le code, 1418, c'est facile de se rappeler. Je compose les numéros, la porte s'ouvre. Ascenseur, 5ème gauche. Je sonne.

 

L'immense porte en chêne s'efface immédiatement sur un homme grand, brun, souriant. Encore plus mignon que ce que j'imaginais. Il me fait entrer et ferme rapidement derrière moi. Il me donne son prénom, Philippe et m'ouvre les portes pour me faire visiter.

 

Je rentre dans le salon et me dirige vers la fenêtre. Je sais que ma robe est légèrement transparente et que dans le soleil, elle le sera encore plus et laissera deviner mes formes généreuses.

SILHOUETTE A LA FENETRE.jpg

 

 

J'accentue un peu le balancement de mon bassin pour être sûre de bien capter le regard de Philippe. Arrivée à la fenêtre, je l'ouvre et me penche pour mieux apercevoir la vue. J'en connais un qui ne rate rien du spectacle.

 

Je passe à la chambre un, la chambre deux.
L'appartement est joliment meublé, je me verrai bien vivre ici. Les fenêtres sont larges, le soleil entre à flots.

 

J'arrive au salon. Belle pièce, beau volume. Un beau divan rouge posé en plein milieu semble me tendre les bras. Il a l'air moelleux. Je m'y assois.
Philippe vient s'asseoir à côté de moi.

 

"Alors ça te plaît ? Tu es séduite ?"

 

"Cet appart est spacieux, lumineux, bien agencé. Mais est-il bien insonorisé ?

Tu vois pour moi c'est très important. Il faut que je vérifie que l'insonorisation est bonne parce quand je fais l'amour, je suis un peu bruyante et je voudrais être sûre que les voisins de m'entendent pas.

 

Tu veux bien m'aider à vérifier Philippe ? "

 

Et je pose ma main sur sa cuisse.

 

Il me regarde incrédule l'espace d'une seconde puis ouvre de grands yeux comme s'il venait de gagner à l'euromillions.

 

"T'aider à vérifier ?" , bredouille-t-il ...

 

"Oh mais tout le plaisir est pour moi..."

 

Et il m'enlace, me prend les lèvres avec fougue. Ses bras me serrent fort, je sens son cœur qui palpite. Je crois qu'il est prêt, chaud bouillant le garçon.

 

Pendant que sa langue tourne autour de la mienne, sa main remonte le long de ma cuisse en faisant fi de ma robe, remonte encore jusqu'à trouver ma fleur déjà bien mouillée à travers le tissu qu'il n'essaye pas de contourner, au contraire. Il frotte et appuie comme pour le faire entrer dans mon antre.

 

Ma main aussi a remonté le long de sa cuisse et palpe son membre bien dur à travers son pantalon. Voilà qui promet de belles réjouissances !

 

En un instant Philippe me renverse sur le beau divan rouge, escamote le tissu qui me servait de slip et sa bouche s'empare de mon petit jardin d'amour.

 

Il sait y faire le bougre parce en un instant me voici qui commence à chanter, enfin à ronronner plutôt. Je l'avais prévenu que j'étais un peu bruyante et plus il me fait jouir plus mes cris de plaisir se font entendre dans le bel appartement à louer.

 

Il semble apprécier et joue de mon corps comme d'un instrument de musique. Il me fait vibrer, trembler, et les spasmes de mon premier orgasme viennent récompenser ses caresses.

 

 

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Je peux enfin libérer sa virilité qui était bien à l'étroit. Mes mains sont prêtes à lui rendre la monnaie de sa pièce.
Ma langue passe sur son extrémité en faisant la timide, puis la goûteuse et enfin l'affamée.

 

Il apprécie le traitement, son souffle s'accélère.

 Je l'avale complètement puis le relâche plusieurs fois de suite.

 Mes mains, ma langue, mes lèvres, ma bouche, mes seins, il a droit à tout.

 La variation des sensations le fait chavirer. Je crois que l'explosion est proche.

 

Il le sent aussi parce qu'il m'attrape d'un coup et me bascule dans une position qui lui permettra enfin de m'embrocher, de me pénétrer, de me traverser.

 

Heureusement il sait faire durer le plaisir et alterne des phases rapides avec des moments plus lents, des pénétrations profondes avec des frottages de mon point G. Un délice.

 

Il attrape mes jambes comme si c'était des compas et me tourne pour trouver un nouvel angle d'attaque. Ses coups de boutoir m'envoient au paradis.

 

Lorsque je sens son doigt s'immiscer dans ma grotte secrète, le plaisir s'amplifie encore et mes cris retentissent bien plus fort.

 

Il n'essaie pas de me faire taire mais au contraire, mes chants semblent l'exciter encore plus et le voilà prêt à partir.

 

"Viens, viens, viens..."

 

Et nous partons ensemble au septième ciel, là où ses cris rejoignent les miens.

 

Ah, voilà une belle chevauchée mon fier cavalier !

 

 

R CAVALIE FEMME SUR DIVAN ROUGE.jpg

 

Aucune réaction dans le voisinage. Personne n'a tapé aux murs pour réclamer le silence.

 

 

"Bon, cet appartement est pour moi. Je le prends.

 Donne moi le contrat et je signe.

 Merci mon bel agent immobilier."

 

 

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 coussin.jpg

 

 

 

 

 

« Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs,
toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes
ou ayant existé ne saurait être que fortuite. »

 

 (photos internet : Emilie Charmy et R. Cavalie)

 

 

 

 

Commentaires

Toujours égale a toi même.Change rien....

Écrit par : Fabrice G | 20/05/2013

Comment changer ? ;D

Écrit par : Aurélie'S LAND | 22/05/2013

Les voisins n'ont pas tapé dans le mur, ils n'allaient pas interrompre le spectacle sonore, ils se sont régalés.

Écrit par : Cristophe | 20/05/2013

Ah, c'est donc ça les bruits que j'entendais, ils s'y sont mis aussi...!

Écrit par : Aurélie'S LAND | 22/05/2013

Ah bin, on dirait le Dernier Tango à Paris, genre visite qui tourne bien...

Sacrée coquine d'Aurélie, une belle avaleuse aux grottes pas si secrètes ! Bravo pour ta verve de conteuse, tu donnes envie de te basculer aux petits rognons ♥
Je crois pas que les voisins ont osé moufter, ils voulaient savoir la fin... :)

Besos et bravo du texte ♥
Jack

Écrit par : Jack le Pirate | 20/05/2013

Ravie que tu aies apprécié !
Me basculer aux petits rognons ? Quel programme !
Besos Jack

Écrit par : Aurélie'S LAND | 22/05/2013

Je bande.

Écrit par : Raymond | 20/05/2013

Tu penses à Fernande ?

Écrit par : Aurélie'S LAND | 22/05/2013

Je ne serais pas étonnée qu'un jour tu trouves au bas de ton immeuble ce genre de mot (Extrait d'un livre qu'un de mes amis m'a donné "chers voisins") :
Chère voisine,
Je suis très heureuse de l'épanouissement de votre vie sexuelle. Mais ma patience à des limites. Je vous serais reconnaissante de baisser les décibels de vos gémissements (hurlements); Ce serait fort agréable de ne plus me faire réveiller chaque nuit par l'ardeur de vos orgasmes... Bien du plaisir à vous.

Tu peux m'envoyer ton agent immobilier, pour la vente de ma maison ;-)

Écrit par : la rosée du matin | 20/05/2013

Pour l'instant, mes voisins ne se sont pas plaints. Et puis c'est une fiction ce texte... lol
Mon agent immobilier se repose...

Écrit par : Aurélie'S LAND | 22/05/2013

me revient en mémoire un souvenir du temps où j'étais luthier...
j'avais réparé avec quelques difficultés, tellement le bois était vermoulu, une harpe à pédales. c'était un objet qui devait rester décoratif, et qui trônait dans le salon majestueux d'un hôtel particulier appartenant à la même personne.
au premier, sa belle-fille qui me reçut un soir quand je livrai l'objet réparé.
escalier monumental au fond d'une cour, passé la lourde porte cochère, un magnifique hôtel renaissance situé place de la Canourgue, au cœur du vieux Montpellier.
seuls tous les deux dans le grand appartement vide, sachant sa famille occupée à dîner dans l'appartement au dessous, une bergère en velours bordeaux nous tendaient les bras, je sentais son souffle dans mon cou tandis que j'entrai dans la pièce...
bon, mais je m'égare, mon chou...
tu ne cherches pas un colocataire ?
bises

Écrit par : Philémon | 21/05/2013

Mais je vois que tu écris aussi... Pourquoi pas un texte bien ciselé sur ton blog ?
Chercher un colocataire non, j'ai du mal à partager mon espace de vie.
Il me faudrait plutôt un petit ami.
Bises mon chou

Écrit par : Aurélie'S LAND | 22/05/2013

De la littérature fort parlante...j'imagine d'autant bien la scène qu'étant moi même agent immobilier, je comment dire lol parfois la fiction rejoins la réalité hum hum ;-)

Écrit par : de Maupassant | 22/05/2013

Tu dois avoir de jolies histoires à conter...
La rumeur est vraie ? Tu as de belles occasions ?
Si oui, tu dois être un homme comblé !

Écrit par : Aurélie'S LAND | 26/05/2013

un joli texte...
vraiment...

Écrit par : charles | 23/05/2013

Merci beaucoup Charles. Tu vas bien ? Tu te fais rare...

Écrit par : Aurélie'S LAND | 26/05/2013

As-tu essayé une fiction avec un agent gardien d'ascenseur, Aurélie? Tu verrais quel boucan cela ferait, le hurlement des voisins mêlé au tien pendant la tornade sensuelle!

Écrit par : bizak | 23/05/2013

Non je n'ai pas encore essayé. Mais tu me donnes des idées...
A suivre...

Écrit par : Aurélie'S LAND | 26/05/2013

divin divan, en effet..

Écrit par : casualito | 26/05/2013

Pour une diva, il le fallait bien... ;)

Écrit par : Aurélie'S LAND | 26/05/2013

oui je vais très bien... je vole... je plane... je n'ai plus de nid... je suis un oiseau voyageur... tu m'accueilles chez toi?
bises

Écrit par : charles | 04/06/2013

Oh tu sais moi je suis une sauvage. Je ne reçois pas chez moi.
Je préfère faire le coucou chez les autres.
L'important, c'est que tu ailles bien.
Bises

Écrit par : Aurélie'S LAND | 05/06/2013

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