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13/09/2011

Restons au lit

en musique : "Les volets clos" de Nicoletta

 

lit, couple, amour

 

La lumière commence à éclairer la chambre bleue. J'ouvre un œil, tout doucement et je le referme très vite. Non, je ne veux pas me réveiller. Non, je ne veux pas me lever. Je suis blottie dans tes bras. Tu respires doucement, tu dors encore. De temps en temps, ta main caresse mon ventre tout doux. Et je me serre encore plus contre toi. Que je voudrais que ces moments ne s'arrêtent pas. Serrés au creux du lit, nous sommes deux amants éblouis de vivre cet émoi. Il y avait bien longtemps que nous n'avions pas ressenti un tel élan pour une autre personne.

Depuis notre rencontre, nous nous sommes raconté nos histoires d'amour, nos histoires de cœur, nos histoires de cul. Et ce qui se passe entre nous est rare et nous fait presque peur. Nos vies respectives, bien tracées, ne permettent pas cette aventure et pourtant, elle est là, bien réelle, bien forte. Magique.

 

Tu es arrivé vendredi vers 17h pour passer le week-end ensemble. J'avais prévu un petit dîner. Heureux de se retrouver, nous avons commencé par faire l'amour une première fois. Besoin de se sentir, de se toucher, de se serrer, de se caresser, de se faire jouir.

 

Puis nous avons mangé, tard et très vite nous sommes retournés au lit comme si l'urgence imposait de se découvrir encore et encore, jamais rassasiés, jamais assouvis.

 lit, amour

Tu t'étonnes parce que je ne dis jamais non. Je suis toujours partante, volontaire, demandeuse même. Tu n'es pas habitué à avoir devant toi un tel désir de jouissance. Une telle envie. Je ne refuse rien, j'aime tout, tu en es même surpris. Et tu m'amuses. Tu as rarement rencontré une femme comme moi.

 

Je suis faite pour l'amour, j'aime l'amour, j'aime donner l'amour et j'aime recevoir l'amour.

 

Tu me regardes étonné, tu cherches ton appareil photo pour immortaliser ces moments si intenses, tu trouves que l'image ne rend pas la force de ce que tu vois toi dans tes yeux, tu voudrais que la photo saisisse ce que tes yeux voient, tu me fais rire. Tu me dis que je suis belle et je ris. L'amour est si léger dans tes bras.

 

Tu me fais penser au petit garçon qui reçoit son paquet cadeau au pied du sapin, qui ouvre ses grands yeux, qui sourit et qui se hâte de défaire le flot, d'arracher le papier pour voir ce qui se cache à l'intérieur.

 

Je t'avais prévenu, je ronronne de plus en plus fort quand je jouis. Les premières fois te surprennent et tu t'arrêtes. Non, non, surtout ne t'arrête pas, continue, j'ai besoin d'exprimer ma jouissance ainsi, non, non, je n'ai pas mal, bien au contraire, j'ai du bien, tellement de bien, continue, oui je vais partir bientôt. Je veux jouir dans tes bras. Une première fois. Et puis d'autres fois encore. La nuit sera longue.

 

C'est toi qui vas demander grâce. Fatigué, épuisé, vidé.

 

Ah tu n'as plus l'habitude de faire autant l'amour ! Tu ne te souviens même plus tellement c'est loin dans ta mémoire, quand tu as passé une nuit blanche à faire ainsi l'amour. C'est vieux, si loin.

 

Et tu m'embrasses, j'ai quinze ans quand tu me roules des pelles d'anthologie. J'ai soif de tes lèvres, de ta langue, je te déguste comme une friandise, tu ne te lasses pas de ma bouche et nous restons collés de longs instants, dans la douceur et l'amour.

 

Je te raconte mes aventures d'un soir, mes sex-friends, tu me parles de ta femme si lointaine, de ta vieille copine que tu vas honorer une fois par mois, de toutes celles qui t'ont fait oublier que tu n'avais pas ce qu'il te fallait chez toi.

 

Nous savons bien tous les deux que ce n'est pas la même chose entre nous. Et ce qui se passe nous fait peur. Mais le désir est plus fort.

 

Tu as toujours envie de ma bouche et je ne me fais pas prier pour te déguster, te parcourir de haut en bas, t'honorer comme si tu étais mon roi et que tu brandissais ton sceptre bien haut, bien droit. Je m'amuse à te regarder jouir de mes caresses, toi habitué aux femmes qui se refusent, qui ne veulent pas être vues nues, et avec lesquelles il faut garder la lumière éteinte. Non moi j'aime te voir et j'aime que tu me voies. Je me promène nue dans la maison, je ne ferme pas les portes, tu me suis partout.

 

Je te regarde aussi, tu me plais. J'aime aussi te regarder et faire l'amour dans la lumière.

 

Comme si je voulais aussi graver ces moments dans mes rétines.

 

C'est bon de faire l'amour avec toi.

 

Tu reviens quand ?

 

 

 

 

 

Commentaires

Je ne sais pas quand il revient, mais je sais que maintenant je vais retourner au lit ;)

Et si tu veux lire un petit message sur mon blog, c'est "réparé"... A moins que tu ne veuilles le lire ici ?
"La liberté est un combat d'abord avec soi-même" - inconnu du bunker

Écrit par : Ötli | 13/09/2011

Ben qu'est ce que tu vas donc faire au lit toi ?
Merci pour le message. C'est mieux ainsi.

Écrit par : Aurélie 'S LAND | 13/09/2011

Quel délicieux récit, si réaliste, et si onirique en même temps.
Un vrai régal, qui ne laisse pas indifférent. A peine levé depuis une poignée de minutes, je commence la journée avec le sourire aux lèvres :) Merci !

Écrit par : PetitScarabee | 13/09/2011

Ravie que mon texte te plaise autant et te donne le sourire !
Très belle journée !

Écrit par : Aurélie 'S LAND | 13/09/2011

Je viens relire ce texte pendant une pause café, comme on vient piocher des bonbons sucrés dans le bol. Tant qu'il y en a, on en reprend, et c'est vrai qu'avec la chanson de Nicoletta en illustration, ça ajoute une petite part de nostalgie, cette chanson étant gravée depuis l'enfance, et associée à tellement d'insouciance...
#Plaisir

Écrit par : PetitsScarabee | 13/09/2011

Je trouvais que cette chanson est comme une berceuse et également une chanson d'amour. C'est pas tous les jours qu'on a envie de rester au lit avec un amant ou un amoureux !
Merci pour le bonbon !

Écrit par : Aurélie 'S LAND | 13/09/2011

Je reviens quand ?

Bah il faudra bien toute la semaine pour me reposer de tout ça, recharger les batteries...
On se voit dimanche entre 16h et 16h11 ?

Écrit par : Cristophe | 13/09/2011

Toute une semaine ?
Pfff, petit joueur va !
11 minutes dimanche prochain, mon pauvre ami, tu seras déjà remplacé...

Écrit par : Aurélie 'S LAND | 13/09/2011

Voilà une bonne raison pour rester au lit. Quand reviens-tu ? Est-ce cette question qui permet à une telle passion de rester intacte ?

Écrit par : la rosée du matin | 13/09/2011

Ce n'est pas "quand reviens-tu ?" mais "tu reviens quand ?"
"Tu reviens quand ?" ca veut dire : j'ai envie que tu reviennes, tu peux revenir quand tu veux, dis moi juste quand ce sera possible.
Alors que "quand reviens-tu ?" implique une obligation, je veux que tu reviennes, je ne te demande pas si tu en as envie, et j'attends que tu me répondes positivement et rapidement.
Nuances ! lol

Écrit par : Aurélie 'S LAND | 13/09/2011

Que ne donnerais-je pour rester l'éternité dans mon lit auprés de ma belle! on se nourirait d'amour et d'eau fraiche.La musique nous adoucirait les moeurs!
Et qu'est ce qu'on ne ferait pas pour l'amour au point que Brel disait dans sa chanson: "Je creuserai la terre, Jusqu'après ma mort, Pour couvrir ton corps, D'or et de lumière"( oui, même beaucoup de lumière!)

Écrit par : bizak | 13/09/2011

J'y serais bien restée aussi au lit... Et d'ailleurs là, j'y vais...

Écrit par : Aurélie 'S LAND | 13/09/2011

Je n'avais pas vu le sens obligation dans cette question lol

Écrit par : la rosée du matin | 13/09/2011

Excuse moi, je t'ai mal interprêtée.
Peut être que s'il restait tout le temps avec elle, la passion serait moins forte, alors que s'ils se voient de temps en temps, le désir se renforce ?

Écrit par : Aurélie' S LAND | 14/09/2011

Joli tableau et texte qui donne envie...^^

Et ces photos alors ?

Besos Aurélie, la conteuse des sèves qui montent ♥

Écrit par : Jack Le Pirate | 14/09/2011

Voyons Jack, ces photos sont censurées !
Petit coquin va...

Écrit par : Aurélie 'S LAND | 14/09/2011

Une vraie femme, voilà les paroles d' une vraie femme, une qui sait prendre et donner, je te serre la main, ma soeur, tu mets des mots sur mon propre week end!

Écrit par : orfeenix | 14/09/2011

Quel plaisir de te lire ! Ravie si tu as vécu le même week end que le mien.
Heureux hasard.

Écrit par : Aurélie 'S LAND | 14/09/2011

J'aime ton texte. Belles écriture et composition.
Je pense aux "baisers-fruits" dans Solal...

Écrit par : Vento | 14/09/2011

Merci Vento, j'apprécie ton commentaire.
Je n'ai pas lu Solal. Aie !

Écrit par : Aurélie 'S LAND | 14/09/2011

Dans ton texte, ta façon de parler de bouche et de baisers m'a fait penser aux "baisers-fruits". Dans "Solal", Ariane est folle des baisers que lui donne son amant. Ce sont des baisers d'une intimité folle, « des baisers mangeurs des baisers douaniers des baisers caverneux des baisers sous marins des baisers fruits oui des baisers fruits ».
Tu rééquilibres la balance, j'aime beaucoup, en évoquant le plaisir/besoin que nous, femmes, éprouvons aussi à couvrir le corps d'un homme de baisers, de caresses, ...

Écrit par : Vento | 14/09/2011

Il y avait bien longtemps que je n'avais pas apprécié autant les longs baisers langoureux, les baisers passions, les baisers fusion !
Les baisers fruits, l'image me plaît bien. J'adopte.

Écrit par : Aurélie' S LAND | 14/09/2011

Tu es toute excusée. C'est effectivement cette question, que je me pose : Est-ce que la passion peut rester intacte, si l'on se voit quotidiennement ? Car il faut une sacré imagination, pour y mettre du piment tous les jours ;-)

Écrit par : la rosée du matin | 14/09/2011

Je l'ai vécu la passion. Il y avait de l'amour fusion et c'était bon. Tous les jours. Et je recherche de nouveau l'éblouissement.
C'était un peu ça ce week end. Alors vivement le prochain week end.

Écrit par : Aurélie' S LAND | 14/09/2011

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