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12/08/2011

Caresse moi

En musique : "Dimanche" Yves Jamait (voir la video en fin de billet)

 

Dimanche est arrivé. J'attends Emmanuel dans un jardin public, à l'entrée. Il m'avait donné la marque de sa voiture, la couleur. Comme si je n'allais pas le reconnaître. Comme si c'était un rendez-vous avec un inconnu trouvé sur un site de rencontres. Non, pas cette fois.

Mais c'est quand même un inconn­u ou presque. Nous ne nous sommes vus que le temps d'une soirée, si peu parlé.
Depuis il y a bien eu quelques coups de fil, quelques mails.
Et puis ce rendez-vous. Enfin.

Le voilà. Il se gare, sort de sa voiture, attache ses chaussures qu'il a juste enfilées pour venir plus vite, s'extrait de l'habitacle et me tend la main. Il est fou. C'est vrai qu'on ne s'est pas encore embrassés sur la bouche. Mais on en meurt d'envie. Je me réfugie dans ses bras.

Je trouve sa bouche. Il me serre. Fort. Et je le serre aussi.
Depuis le temps qu'on attendait ce moment tous les deux. Envie de caresses, d'étreintes, de chaleur, de tendresse, bordel !

On se sert dans les bras comme deux amis qui se retrouvent après une longue séparation. Comme si on attendait ce moment depuis des années.

Il sent bon dans le cou, il sort de la douche.
J'aime les odeurs des hommes. Surtout dans le cou. Surtout après la douche.

Nous marchons main dans la main vers un banc qui va abriter nos premiers émois.
Nous faisons mieux connaissance mais c'est comme si on se connaissait depuis toujours.

Je lui demande pourquoi il est venu se mettre à côté de moi le soir de l'apéro.
C'est pour sentir ta chaleur !
Il dit avoir été séduit dès qu'il m'a vue, que je dégage quelque chose.

Il est aussi tactile que moi et chacun découvre l'autre.
Mes mains passent sur ses bras, il a des frissons. Je n'ose imaginer quand je toucherai d'autres parties plus intimes de son anatomie.

Il s'enhardit et après avoir touché mon corps à travers le fin tissu de mon corsage, le voilà qui regarde à l'intérieur. Il découvre un joli soutien gorge bleu ciel, avec de la dentelle qui décore le galbe de mes seins. Il embrasse le droit.

Soutien gorge mis exprès pour lui. Avec boxer assorti.

J'adore sentir ses mains qui me caressent tout partout, je ronronne et il m'entend. Je crois qu'il aime les chats, ça tombe bien !

S'il continue, il va y avoir très vite un attentat à la pudeur en public.
Je suis bien, il est bien. Nous ne cessons de nous serrer. Collés, serrés.

Il passe ses deux mains dans mes cheveux, je vais mourir, je fonds.
Je regarde ses yeux, je regarde tout, tout est nouveau, je fais connaissance avec son corps.

J'ai déboutonné sa chemise, son torse est parsemé de poils, pas trop, juste ce qu'il faut de virilité, j'aime déjà sa peau.

Sa main passe sous ma jupe, je frémis. Son doigt trouve le chemin de mon intimité. Oh comme c'est bon, que je voudrais figer cet instant. Je me frotte contre lui. Ma main reconnaît également sa virilité. Les ébats sont prometteurs mais des passants nous obligent à calmer notre entrain alors que le sujet a été à peine effleuré.

Je regarde l'heure, mon temps est minuté, le sien aussi et nous devons nous quitter dans un instant pour rejoindre nos vies respectives. Sans envie de se séparer. Dure épreuve.

Quand nous reverrons nous ? Le plus vite possible j'espère bien.
La prochaine fois, je ne veux pas de temps limité. Je veux prendre mon temps et ma ration de calins, de baisers, d'orgasmes. Et lui donner ce qu'il désire.

 


 

Caresse moi Caresse moi
J'ai le ventre gonflé de larmes
Ce soir la vie me rétame
Caresse moi Caresse moi
Caresse moi Caresse moi
Ne laisse pas ce jour vieillir
Sans poser avant qu'il n'expire
Tes mains sur moi Caresse moi

Dimanche (caresse moi) d'Yves Jamait


 

 

 

Commentaires

Tu n'en finis pas d'apprendre la rencontre sociale amoureuse . Moi je n'en finis pas d'apprendre la distance l'abscence . Tu n'en finis pas d'aller vers l'humanité . Moi je n'en finis pas d'aller vers l'animalité . L'humanité c'est le "NOUS" qui n'existe en fait que par la culture les traditions les codes les loies qui créent ce "NOUS"sans lesquelles il ne serait qu'une illusion . L'animalité c'est la solitude absolue parcequ'il ne peut y avoir de conscience de sa solitude que par l'animalité parceque chaque animal est fondamentalement seul avec son existence . Voila ce que je pense au fond de moi .
Pourquoi je te le dis ? Pourquoi je l'écris ici ? ...
Simplement peut-être suis-je ici chez toi la résurgence d'une singularité du monde , d'un monde paralléle au monde humain . Et voila que cette étrangeté à ton monde apparait tout à coup sur ton blog ... et va sans doute disparaitre de ton blog comme elle y ait apparue : par hazard .......

Écrit par : Stéphanie | 12/08/2011

Eh oui je suis une éternelle amoureuse. J'aime l'amour et j'aime faire l'amour. On ne me changera pas.
Les blogs sont un gigantesque champ d'échanges et le hasard, non, je n'y crois pas. Tu n'es pas arrivée sur mon blog par hasard.
Réponse par MP.

Écrit par : Aurélie S'Land | 12/08/2011

Que ta pêche soit bonne, Aurélie...
Et déjà le poisson a l'air de t'avoir choisi aussi ^^
Besos ♥

Écrit par : Jack Le Pirate | 12/08/2011

Le poisson m'a choisie le premier. Reste plus qu'à le bouffer ! lol
Besos Pirate !

Écrit par : Aurélie S'Land | 12/08/2011

Quelle belle journée était en perspective si ce n'était ce bon public sur ces bancs publics! Toujours est-il, les préliminaires avaient démarrer, il faut vite reprendre les choses en main, au corps à corps et avec de la musique s'il vous plait!
Si l'amour n'existait pas, je me demande ce qu'on foutrait sur terre! Mais Dieu de Dieu, sans amour, on n'aurait pas éxister, nom d'un pinson en rut!

Écrit par : bizak | 12/08/2011

C'était un rendez vous très court, juste un apéro quoi, une mise en bouche comme qui dirait. Les choses sérieuses sont prévues bientôt.
Dieu a créé le plaisir pour que les hommes et les femmes s'accouplent et procréent, tu as bien raison ! Sans amour, on ne serait pas là, c'est sûr !
Bises à toi Bizak

Écrit par : Aurélie S'Land | 12/08/2011

Cela me rappelle le jour où mon matelot est devenu apprenti pirate. C'était un des premiers textes de mon blog.

Écrit par : la rosée du matin | 13/08/2011

Ah ! Je vais aller chercher ce texte chez toi pour le lire.

Écrit par : Aurélie S'Land | 14/08/2011

Avec tout ça, vous n'avez pas pu parler de l'évolution de la francophonie dans le monde !

Écrit par : Cristophe | 16/08/2011

Mince, je savais bien qu'on oubliait quelque chose !

Écrit par : Aurélie S'Land | 16/08/2011

Bon, je ne ferai pas de commentaires, je suis déjà jaloux :D
Juste relever que depuis que je navigue sur la blogosféérie, bientôt je ne sais plus combien de temps, c'est la première fois que je découvre sous la plume d'une femme une passion commune pour Yves Jamait, et cette chanson qui est un des plus beau chant d'amour à une femme, je trouve.
En espérant que cette chanson ne se termine pas avec cette dernière : "Je passais par hasard".
J'ai du poster il y a quelques temps encore un billet sur "Les mains des femmes", une des premières parties du corps de la femme que je regarde lors de la rencontre, avec les yeux, le sourire et le port de tête. Pour moi, une femme est mouvement...

Écrit par : Philémon | 21/08/2011

Mais tu es jaloux de quoi Philémon ? d'Emmanuel ?
Je ne t'imagine pas ce défaut !
Cette chanson de Jamait prend aux tripes, oui un beau chant d'amour.
Aucune chance que cette histoire se termine par "je passais par hasard".
Quant aux mains des femmes, je te les laisse admirer à loisir, et moi je regarde les fesses des hommes ! Je plaisante, je regarde d'abord leur sourire. Les fesses après.
Je crois que je suis plus tactile qu'admiratrice alors je touche, je caresse, je caline, je serre, je me serre, fort.

Écrit par : Aurélie' S LAND | 22/08/2011

Les commentaires sont fermés.